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Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin]

 
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Ankhênéphis Van Kaïser
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MessagePosté le: Jeu 25 Sep - 11:48:05 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

S’il était une chose qu’Ankhênéphis appréciait particulièrement dans ses activités personnelles, c’était bien les opéras. Il adorait particulièrement ses représentations lorsqu’elles celles-ci étaient des tragiques. Le nécromancien était subjugué par la capacité vocale et théâtrale de ses acteurs qui, sur une scène, pouvait libérer de puissantes émotions toutes droites sorties de l’imaginaire tortueux d’un auteur. Il y voyait peut-être une genèse de sa propre histoire : Un metteur en scène, un acteur, c’était au fond ce qu’il était, avec un plaisir particulier pour le drame. Ankhênéphis comprenait peut-être cet art de la représentation plus qu’aucun homme ne pouvait le concevoir. Peut-être était-ce aussi une vision égoïste et purement narcissique de sa part de faire une comparaison borné entre son existence et les pièces d’opéras tragiques. Ce qui était cependant clair, c’est que le nécromancien avait ses petites habitudes bien ancré dans son emploi du temps et que c’était toujours avec une passion dévorante qu’il se rendait à l’opéra. Toujours en tenu impeccable, sans poussière, avec sa chemise à jabot blanche et son long manteau doré, présentable en toute circonstance. Il était toujours accompagné de sa femme dont les traits restaient souvent figés, contrastant avec le sourire délicat et harmonieux d’Ankhênéphis. Elle était cependant parée d’une très belle robe de soirée, pourpre, avec un large chapeau rouge et un collier fait de diamants et d’or. Tout comme son mari, elle portait la même alliance, un anneau d’or incrusté d’une pierre de jais. Ses yeux restaient cependant vide et ne s’éclairait que lorsqu’on lui donnait la parole.
Cela faisait longtemps que le nécromancien possédait ses propres loges dans l’Opéra de la capitale et chaque soirée passé en ce lieux était prévu et organisé de sortes à ce que Ankhênéphis Van Kaïser et Elisabeth Lenshyne ne manque de rien et que les pièces soient des plus confortables possibles. Le sol était recouvert d’un parquet en chêne massif sur lequel reposait une table en ivoire et un fauteuil rouge bordeaux où s’installait le chef de la famille Lenshyne et son épouse. Des serviteurs venaient régulièrement leur apporter nourritures, boissons et même des jumelles, pour que des loges l’on puisse observer la scène correctement. Tout était calculé pour ne pas être dérangé, les serviteurs restaient silencieux et tout était prévu à l’avance.
Ankhênéphis et son épouse était donc installer, en ce début de soirée, dans leur loges avant que la représentation, baptisé « Le château d’Otrante », ne commence. Toujours à l’avance, le maître des lieux aimait ne pas être pressé et réglait quelques petits détails de dernières minutes, que cela aille d’une rencontre ou deux de certaines personnalités de la noblesse ou bien une invitation dans une autre loge, qu’il déclinait toujours sous prétexte que sa femme était souffrante et qu’elle appréciait le calme. Deux verres de vin étaient posés sur la table, accompagnée de quelques amuse-gueules pour l’occasion. De la hauteur, Ankhênéphis voyait les gens afflués de l’entrée, cherchant à deviner qui était les personnes les plus influentes, s’il pouvait mettre un nom dessus.

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MessagePosté le: Jeu 25 Sep - 11:48:05 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Erydrin Lic'Adnar
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MessagePosté le: Lun 20 Oct - 19:15:58 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

    Assister à un Opéra était synonyme de plaisir dans la capitale. Les nobles lettrés, les riches bourgeois et tout citoyen prêt à se laisser gagner par la musique et les ballets des comédiens se déplaçaient régulièrement jusqu'au magnifique Opéra Impérial. Il n'était pas nécessaire de comprendre le spectacle pour l'apprécier, étant donné la démesure et l'opulence que l'on y présentait. Riches costumes, beauté rayonnante des chanteurs, pureté de la musique, tout était réuni pour en mettre plein les yeux et les oreilles des spectateurs.

    Mais il y avait une personne dans le royaume qui ne se rendait jamais à ce genre de spectacle pour son plaisir personnel. Cette personne s'incarnait dans la silhouette longiligne qui franchit les portes de l'Opéra peu avant le lever de rideau. Le silence se fit peu à peu à son arrivée et tous les regards se tournèrent vers elle. Elle. L'Impératrice. Escortée de deux gardes pour dissuader quiconque de l'approcher, la dame masquée à la toilette éblouissante balaya le lieu du regard un long moment. Chacun était libre de la dévorer des yeux, de lui arracher en pensée les fibres d'or qui la couvrait ou de percer le mystère qui se cachait sous son masque de métal incrusté des pierres divines.

    L'Impératrice jouait le jeu bien qu'elle aurait souhaité faire autrement. Si elle avait eu le choix, elle serait restée toute la soirée enfermée dans ses appartements, affublée de vêtements confortables à se pencher sur les l'élaboration de nouveaux traités et étudier la situation de Mirlendif. La menace du dieu déchu planait sur eux et elle aurait du y consacrer toute son attention et son énergie au lieu de la perdre en ronds de jambes futiles.
    Pourtant, elle ne pouvait se soustraire à ce genre de cérémonie. Elle ne devait jamais devenir une souveraine fantôme. Il était impératif d'entretenir son mystère et sa notoriété dès que l'occasion se présentait. Plus elle fascinerait, moins on remettrait en cause son pouvoir. Plus elle se montrerait intouchable, plus on accorderait du crédit à sa véritable nature. Après tout, elle était l'Avatar des dieux, celle qui prouvait à tous que les divinités s'intéressaient à eux à travers son existence.

    L'Impératrice reprit son chemin à travers les allées. Elle marcha lentement pour gagner son balcon où l'attendaient déjà quelques serviteurs. Ses pas résonnaient dans le silence religieux de la salle. Elle tâcha de ne pas fermer les yeux, garder la tête haute et droite, se montrer divine puisque c'était ce qu'on attendait d'elle. Mais le silence lui donnait le tournis et sa robe dorée griffait ses jambes à chaque nouveau mouvement.

    L'Impératrice était fatiguée. Pourtant, elle retint son soupir d'aise en s'asseyant sur le fauteuil dans sa loge car de son piédestal, tout le monde pouvait la voir. Et si les sens des humains étaient faciles à tromper, ce n'était pas le cas pour les elfes ou d'autres peuples présents dans la salle. Fort heureusement, son masque cachait ses traits tirés et sa mâchoire crispée à cause de l'inconfort de sa tenue.

    Dans les quelques minutes qui précédèrent le lever de rideau, elle examina les convives des autres loges. Apparemment l'annonce de sa présence avait fait des émules car il n'y avait pas un seul balcon de libre. Et pas un noble qui n'espérait recevoir son salut et peut-être l'insigne honneur d'être appelé dans la loge impériale pour y voir le spectacle et surtout se vanter de son statut. D'habitude, la place à côté de l'Impératrice incombait à l'Oracle mais visiblement cette dernière était trop occupée pour faire le déplacement.

    Sur qui se porterait le choix de l'Impératrice ce soir-là ? Elle-même n'en savait rien. Un serviteur lui souffla discrètement à l'oreille les noms de ceux qu'elle avait déjà invité en lui servant une coupe d'ambroisie. Il était bien sûr hors de question d'inviter à plusieurs reprises une même personne tant que la totalité des nobles n'avaient pas eu cet honneur. Il fallait éviter les rumeurs de favoritisme dans l'empire, placer tout le monde au même pied d'égalité.

    C'est alors que la souveraine remarqua un visage sur lequel elle ne pouvait mettre de nom. Ses serviteurs la renseignèrent rapidement. Van Kaïser. Alors c'était lui qui était désormais à la tête de la famille... Sa femme semblait quelque peu éteinte, du peu que l'Impératrice pouvait en voir. Etait-elle malade ? Ce serait un bon moment pour faire un miracle...

    Un sourire amer se dessina sous le masque de la dame. Et le salut fut envoyé aux Van Kaïser, nommant ainsi ceux qui auraient l'honneur de partager sa loge pour quelques heures. Les serviteurs s'affairèrent pour disposer le nombre de siège requis et s'en allèrent chercher les heureux élus...
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Ankhênéphis Van Kaïser
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 19:54:34 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

Alors qu’on servait un excellent cru à Van Kaïser et sa femme, le chef de la famille Lenshyne, le regard vaquant sur la foule, entendit cette dernière se taire. Quelque peu perplexe de la situation, il observa avec plus de profondeurs les visages qui s’illuminaient. Curieux, le nécromancien fixa son regard sur l’objet de tant d’attention. Sur le plus haut étage de l’opéra, dans la loge la plus imposante et luxueuse, se tenait un être de toute beauté, portant des habits finement brodé et large. Elle imposait une présence forte, surnaturelle, qui faisait d’elle un être à part, élevé. Mais ce qui était le plus attirant, c’était les pierres qui ornaient le masque qu’elle portait. Ankhênéphis y sentit tout de suite une énergie puissante s’en écouler, quelque chose qu’il sentait…désagréable et dangereux pour lui.
Et ce n’était pas tant cette magie qui le faisait bouillir, mais les courts mots qu’il entendait à travers la foule. Le nom d’impératrice raisonnait à ses oreilles comme l’écho à travers les profondeurs, arrivant jusqu’à l’esprit torturé et mauvais incarné par le nécromancien. Si son regard n’exprimait rien, ses mains devinrent livides tant il serrait les accoudoirs.


*C’est donc elle, la petite chienne des dieux…. Pensa Ankhênéphis. Quel ironie ! Et moi qui voulait passer une soirée agréable...Et voilà que les nobles s’exclament et lui font des révérences en passant… Quel bande de sinistres imbéciles… Ils admirent ce qui n’est pas à l’être, une chose qui ne sait rien du monde et qui n’est qu’un pantin désarticulé ! Cette péripatéticienne, se pavanant avec ce maudit masque, ne sachant rien de l’horreur et des tourments, un bébé tout baveux ! Je me demande bien ce qu’elle est, derrière…*

Le mal finissait par rendre la tension plus aisé au nécromancien. Ce dernier était tellement énervé qu’il préférait en rire. Isabella se mit à le regarder, l’air un peu décontenancé.

« Qu’est-ce qui vous fait rire, mon amour ? »

« Et bien, dit-il toujours camouflé derrière son visage angélique, je repensais à une anecdote. Ne la trouvez-vous pas bien habillé, notre chère impératrice ? »


« Ouiiii, j’aime beaucoup ces six gros grains de beauté sur le visage…. Répondit Isabella. »


Sans même observé son épouse, le regard dans le vague, Ankhênéphis fit un peu évasif :

« Des grains de beauté, mais oui….voulez-vous votre poupée ?


Sa femme acquiesça. Un servant vînt apporter une poupée en paille, cousu grossièrement et imitant vulgairement un être humain. Elle l’attrapa avec tendresse puis la serra dans ses bras, commençant à lui murmurer des petits mots d’amours comme on le ferait à son enfant. Quelques instants plus tards, le même serviteur, le visage perturbé, vînt s’adresse à Van Kaïser. Ce dernier fronça les sourcils au début, mais son visage se modifia devant l’air étrange du servant.


« Excusez-moi, M. Van Kaïser Lenshyne….. Notre….Notre…. »

« Notre quoi… ? dit le nécromancien, quelque peu perplexe.

« Notre impératrice vous passe ses salutations et souhaiterait que vous la rejoignez dans ses loges personnels… »

Un petit « ho » s’échappa de la gorge d’Ankhênéphis. Le silence s’installa dans la loge, tandis que le nécromancien restait fixe, sans exprimer la moindre émotion. Ses yeux se posèrent un instant vers l’impératrice puis lentement, un petit sourire étira ses lèvres. Un sourire radieux, un sourire de joie.


« J’accepte son invitation, dit-il. Veuillez préparer ma venu comme il se doit et apportez-moi le hashish et le narguilé! »


Aussi rapidement qu’il était venu, le serviteur s’en alla. Le chef de la famille Lenshyne se leva de son fauteuil, avalant cul-sec son verre de vin, puis tendit son bras à Isabella. Cette dernière l’attrapa, tenant toujours la poupée dans sa main libre, la trainant dans le vide. Ils sortirent des loges, passant par plusieurs allées….
Dans l’esprit du nécromancien, le furieux mécanisme d’une intelligence sournoise s’activait. Mille pensées le traversaient. L’impératrice désirait sa venue, et bien il serait là, observant chacun de ses gestes, analysant chaque parole pour en déduire tout ce qui lui serait nécessaire pour mieux parvenir à son grand œuvre. Elle était l’incarnation de tout ce que le nécromancien voulait transcender mais également ce qu’il haïssait le plus. Pour mieux dominer, il faut connaître son ennemi. C’était avec une joie sans borne qu’il se rendait à cette invitation…
Il finit par arriver devant une grande porte de chêne massif où était posté deux gardes impériaux, aussi stoïque que des statues. M. Van Kaïser présenta lui-même et sa femme puis les portes s’ouvrirent, laissant découvrir l’impératrice. S’avançant, Ankhênéphis s’agenouilla, suivant la politesse habituelle…


« Je suis très étonné que vous accordiez se moment pour nous, Impératrice. Je suis Ankhênéphis Van Kaïser, fils d’un oublié, et voici Isabella Lenshyne, fille de Sir Hurbert, mon épouse. Vous faites honneur à notre famille que de nous inviter…. »

Bien qu’il se montrait des plus agréables et poli, le cœur d’Ankhênéphis brûlait d’un désir sombre. Le nécromancien sentait que quelque chose le contraignait à dire la vérité, mais camoufler la réalité était son domaine. Sa malice n’avait aucune limite mais elle savait se coordonner pour donner un effet…explosif.

"Vous avez un très joli fond de teint! S'exclama soudainement Isabella à l'adresse de l'impératrice....."

Le nécromancien prit une mine plus triste et lâcha un petit "Oui" à sa femme.
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Erydrin Lic'Adnar
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MessagePosté le: Lun 27 Oct - 03:54:09 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

    Chanceux était le noble récalcitrant car malgré tout son pouvoir, l'Impératrice ne pouvait lire dans son esprit. Inconsciente du chien enragé qu'elle invitait à se coucher à ses pieds, la Dame du royaume attendit l'arrivée du couple les yeux fermés sous son masque. Discrètement puisque ses jupes le lui permettaient, elle défit ses chaussures pour étendre et détendre ses orteils meurtris. Vivement la prochaine campagne militaire pensa-t-elle car de bien des façon, chevaucher un des esprits qui occupaient ses jardins privés dans l'armure d'Ohljük offrait davantage de confort et de plaisir qu'être coincée sur des talons démesurés et engoncée dans un corset. Un mal nécessaire cependant. Il n'y avait que l'Impératrice pour faire croire que ce calvaire était naturel et agréable.

    Enfermée dans sa bulle, Erydrin sentait le monde s'agiter autour d'elle sans en subir le moindre effet. Elle avait un certain plaisir à cette sensation étrange de solitude dont elle était prisonnière depuis son enfance. Les serviteurs butinaient comme des insectes autour de sa personne sans lui parler, sans l'approcher, comme si elle était un être bien trop redoutable pour être importuné. On se pliait depuis si longtemps à sa volonté qu'elle en avait perdu le goût de la vie en société. Elle n'était plus qu'une dictatrice, un symbole vivant et intouchable. Hors du commun. Grisant.

    L'effervescence diminua progressivement dans l'espace de sa loge. Nul besoin d'ouvrir les yeux pour savoir que les sièges venaient d'être installés autour d'une table basse où reposaient mets et boissons commandés par les époux Van Kaïser. Quelques instants s'égrainèrent avant que ces derniers ne pénètrent avec déférence dans l'alcôve impériale.

    L'Impératrice battit des paupières en inclinant légèrement la tête pour répondre à leur salut, dans un mouvement aussi nonchalant que gracieux, presque fantomatique malgré les entraves qui contraignaient son corps. Des banalités. Tout comme le reste. Cependant, quelque chose clochait dans ce couple. Le regard miroitant de l'Impératrice transperça froidement les prunelles vides de l'aliénée. Elle aurait pu la faire enfermer pour sa moquerie et son blasphème, car la folie en ces lieux ne constituait pas une excuse pour défier les dieux et leur Elue. Et le mari ne jugea pas nécessaire de s'excuser. Il semblait triste. Avait-il cessé de lutter au point de laisser leur avenir entre les mains de l'Impératrice ?

    Si elle avait été cruelle, elle les aurait chassé, jeté le déshonneur sur leur nom. Si elle avait été bonne, elle leur aurait pardonné cet écart. Naïve, elle les aurait aidé.
    Elle se contenta de les observer en silence, insistant sur la femme qui était proche d'une coquille vide que l'on aurait empli de n'importe quoi. Son état avait quelque chose d'intriguant, d'inédit pour la souveraine. Des fous, elle en avait connu mais jamais des comme cela. Il y avait quelque chose d'enfantin dans la femme et de malsain chez son mari. Aimait-il parader avec une femme-enfant comme un enfant promène son jouet favori ?

    ~ De quel mal souffre votre épouse ?

    D'un signe de la main tardif, elle les invita à prendre place sans les quitter des yeux. Et quels yeux. D'un vert pâle, empli d'éclats qui semblaient aussi tranchant que des lames de rasoirs qui ne les quittaient jamais. Il fallait une certaine finesse pour saisir toute la puissance que ces yeux recélaient et une certaine habitude pour comprendre le piège. L'Impératrice n'était pas qu'une poupée dans un joli paquet cadeau. Si son coeur était vide, que sa voix semblait aussi parfaite qu'un mécanisme bien huilé, ses yeux, eux, révélaient la vérité de son être. Stratège, observatrice, lucide et intransigeante. Ankhênéphis se trouvait face à une arme, taillée pour gouverner le monde et prête à éliminer toute menace.

    L'Impératrice, vue de si près, n'avait presque rien d'humain. Une création des dieux, c'était bien tout ce qu'elle était, leur arme sur la dimran et s'opposer à elle était éminemment dangereux...
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Ankhênéphis Van Kaïser
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 16:45:07 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

Un pantin vaniteux, c’était les thermes qui ressortaient de l’esprit du nécromancien envers l’Impératrice. Avec son allure impérieuse, son air vide n’exprimant aucun sentiment, elle était aussi émotive et empathique que les cadavres sans nombre du laboratoire d’Ankhênéphis. Et encore, ce dernier trouvait ses créations nécromantiques plus jolies et harmonieuses que cette horreur exagéré de parures puant l’orgueil. Elle était toute-puissante et elle en profitait pour exprimer sa supériorité à travers ses gestes hautains.
Mais aux yeux du nécromancien, elle était aussi faible que ne l’était un bambin. Son pouvoir ne venait pas de la force de sa volonté, pas plus que de sa foi. Selon ce que racontait l’histoire, elle était l’élue des dieux, elle avait donc été bénie sans avoir mérité son titre. Nombreux sont ceux qui périrent pour obtenir puissance, gloire, liberté… Et elle se pavanait d’être l’impératrice parce qu’elle avait obtenu son pouvoir par droit de naissance ? Où étais-ce se masque irradiant de puissance qui lui conférait un tel pouvoir ? Qu’importe, sans l’un, sans l’autre, elle n’était rien. Une personne imbécile, l’une des responsables de la sombre histoire d’Ankhênéphis, le pion ouvertement asservie des dieux qui ne l’avait point libéré des ténèbres qui s’étaient emparés de son cœur. Si aux yeux du peuple l’impératrice était une bénédiction, aux yeux du nécromancien, elle était la première pécheresse….
C’est avec lenteur qu’il guida sa femme malade vers le fauteuil que lui montrait l’impératrice, prenant tout son temps avant de lui répondre, souhaitant en priorité jouer son rôle d’époux affectueux. Une fois qu’il s’assura qu’elle était confortablement installé, c'est-à-dire les jambes serrés et les mains posés sur les genoux comme une petite fille, il s’assit à côté d’elle, passant son bras dans ceux d’Isabella. Ses yeux étaient semblables à ceux de l’impératrice, verts et beaux, maintenant son regard fixe sur l’impératrice, sans aucune honte de l’observer droit dans les yeux. Il sentait qu’elle l’observait de haut en bas, calculant chaque geste, chaque petit acte. Cela amusa le nécromancien, dont les pensées tourbillonnaient en tout sens…


*Ooooooooh, une concurrente en matière d’analyse et de manipulation…. Amusant, très amusant. On vous dit excellente tacticienne, petite chienne. C’est un défi audacieux…. Mais malgré vos pouvoirs, vous ne pouvez voir ce que vous n’avez jamais vu : L’horreur incarné…. ! Pourrez-vous voir votre propre reflet dans mon regard…?*


Bien que l’ironie était en place dans son cœur, il exprimait physiquement une profonde tristesse. Ankhênéphis détourna son regard de l’impératrice, observant sa femme et lui caressant les cheveux comme un véritable trésor. Cette dernière l’observa, lui tirant un magnifique sourire.
Le nécromancien avait vraiment de l’amour pour Isabella. Peut-être parce qu’il la transformait, semaine après semaine, en une créature qu’il comptait créer dans le but d’assouvir ses sinistres desseins. C’est pourquoi les yeux d’Ankhênéphis brillèrent, peut-être parce qu’au fond, ému d’une telle fidélité…


-Un mal de l’esprit, finit par dire Ankhênéphis en retournant son visage vers l’impératrice, qui savait être les effets des potions qu’il donnait à sa femme.


Ses mains se serrèrent dans ceux d’Isabella, qui continuait de sourire béatement sans se rendre compte qu’on parlait d’elle.

-Disons qu’un fait, continua Ankhênéphis, un certains, dirons-nous, trépas, si je peux éviter de dire le nom de la personne, à précipité cet état….

En parlant de trépas, Ankhênéphis parlait bien du Juge Hurbert, son beau-père. Le nécromancien jouait sur les mots, se jouant de la réalité. C’était effectivement lorsque le Juge Hurbert était décédé qu’Ankhênéphis avait mit en place son plan pour Isabella. C’était une vérité que la mort d’Hurbert avait précipité le délire de sa fille, puisque le nécromancien n’envisageait pas pouvoir continuer ses recherches si sa femme était saine d’esprit… Elle était d’ailleurs en train de répartir différent gâteaux sur la table en fonction des couleurs, disant à voix basse « rouge….jaune….jaune…veeeeeert….


-Je sais que je ne suis, à vos yeux, qu’un noble parmi tant d’autres, souhaitant honorer votre personne par quelque flatterie, dit Ankhênéphis. Mais je suis avant tout le chef de famille Lenshyne et je trouve très déplacé de demander cela devant elle. Je préfère vous le dire plutôt que, comme la plupart des membres de l’aristocratie, vous sourire niaisement en vous faisant des courbettes sous de faux airs. Je trouverai ça encore plus déplacé de ne rien dire et de risquer de lui provoquer une crise et de la faire devenir un danger. L’honnêteté est un trait des Lenshyne et en tant que tel, je me dois d’obéir à ceci. Si votre grandeur peut comprendre notre situation, j’aimerai que nous évitions de parler de ceci devant ma femme. Je crains que cela ne soit pas des plus acceptables et je ne suis pas venu rencontrer votre grandeur pour parler des malheurs de notre famille ni provoquer un incident. Se plaindre n’est pas dans nos habitudes. Si cela peut rassurer votre personne, elle ne souffre pas de sa situation… C’est peut-être le mieux.


Une fois, un des hommes au service d'Ankhênéphis avait considéré Isabella comme une petite idiote, se moquant de la mort de son père. Il avait fallut six serviteurs pour l'empêcher de mettre en pièce l'imbécile. En considération de la chose, le nécromancien avait dut prendre les choses avec un peu plus de pincette puis l'impardonnable avait finit sa vie sur sa table d'opération.... S'il est une chose que Ankhênéphis avait apprit, c'est que la folie pouvait donner une force considérable...

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Erydrin Lic'Adnar
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MessagePosté le: Dim 2 Nov - 20:41:26 (2014)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin] Répondre en citant

    Impénétrable mais indécent, le regard de l'Impératrice ne quittait pas les époux un instant tandis que Van Kaïser installait et expliquait avec quelques marques de gêne ou d'appréhension l'état de sa femme. En personne éduquée, la souveraine ne l'interrompit pas, même lorsqu'il enchaînait sur une tirade de très mauvais goût.

    La meilleure défense, c'est l'attaque, songea la dame masquée en affichant un petit sourire invisible. Jolie tentative de détourner l'attention de la conversation. L'Impératrice, loin d'être dupe de la manoeuvre, prit pourtant le parti de jouer le jeu. Il serait bien tant de coincer cet impertinent plus tard dans la soirée, après l'avoir laissé profiter un peu du spectacle et de la certitude d'avoir remporté la bataille contre sa Majesté. Alors elle répliqua ainsi :

    ~ Prenez garde Monsieur, car c'est déjà la seconde fois que vous m'offensez ce soir.

    Le ton était neutre, bien que peut-être un peu ennuyé. Il n'y avait rien de plus lassant que devoir réprimander un noble, risquer de le vexer et devoir supporter le crissement désagréable de ses dents ou sentir ses regards noirs dans sa nuque. L'attention d'Erydrin dériva doucement vers la poupée vide. Ses épaules tressaillirent comme si elle soupirait devant le terrible spectacle que lui offrait l'humaine à trier la nourriture en marmonnant des choses qu'elle n'entendait que trop nettement de par sa nature elfique.

    ~ Par égard pour votre femme, surveillez vos paroles quand vous vous adressez à moi Monsieur. Il me déplairait d'avoir à la priver de votre amour pour de tels motifs...

    Sa dernière phrase fut à moitié couverte par l'orchestre qui se mit à jouer l'ouverture sur son ordre. Continuer la discussion et retarder le début du spectacle aurait paru par trop suspect, déjà que nombre de regards étaient tournés vers eux.

    Se détournant des nobles, la jeune femme s'intéressa à ce qui se passait sur la scène. Les premiers acteurs et les décors étaient splendides, et les musiciens n'étaient pas en reste. Le spectacle s'annonçait bon et divertissant, malgré le peu d'enthousiasme que son masque de métal laissait transparaître.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:02:57 (2017)    Sujet du message: Une nuit à l'Opéra...! [PV: Erydrin]

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